Trièves en Transition


L’Arabie Saoudite ne pourra bientôt plus augmenter ses exportations

Le directeur de Saudi Aramco, la compagnie nationale, vient d’annoncer que l’Arabie Saoudite, le seul pays qui ait encore une marge de progression de sa production pétrolière, ne pourra plus augmenter sa production dans les années qui viennent à cause de l’augmentation de sa demande intérieure.

Sachant que la production des pays non-OPEP est en déclin rapide et que l’Arabie est le plus gros producteur de l’OPEP, il se pourrait que la courbe suivante, publiée fin 2009 par l’Agence américaine de l’Energie, devienne bientôt réalité : soit un gros trou après 2012 (les projets « non identifiés » censés le remplir correspondent à des projets qui n’existent pas et dont on espère qu’ils surgiront de nulle part, mais la baisse des investissements pétroliers depuis 2008 rend ce rêve d’autent plus illusoire).

 

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Notre formation à Totnes

C’est sous un grand soleil que Totnes, petite ville du Devon (9 000 habitants environ) dans le sud-ouest de l’Angleterre. nous a accueilli. Nichée au creux de la vallée de la Dart, dans une région magnifique, cette bourgade au charme coquet est connue pour être le haut-lieu du mouvement des villes en transition. C’est là que tout a commencé en 2006. Au premier coup d’œil, Totnes apparaît comme une ville différente qui attire beaucoup d’alternatifs. Quatre librairies, un disquaire et plusieurs boutiques bio dans la rue principale, excusez du peu.

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Transition Town Totnes (TTT), la première ville en transition, a démarré en 2006. Elle compte aujourd’hui 39 projets fédérant environ 400 membres actifs autour d’une dizaine de groupes thématiques et du comité de pilotage, assisté de services administratifs.

Le stage de formation à la transition a lieu le samedi 17 et le dimanche 18 avril, de 9h30 à 17h. Mené par Naresh Giangrande (un des deux fondateurs de TTT) et Hal Gillmore, ce stage introduit les concepts fondamentaux de la transition et présente les principaux outils d’animation via des exercices pratiques. Ce sont surtout ces derniers qui ont motivé notre voyage, ainsi que la possibilité de rencontrer quelques membres de Transition Totnes.Le groupe est assez grand : nous sommes 22 stagiaires, dont 3 du Trièves, 3 de Paris, 1 des USA, 13 Anglais (de la région pour la plupart) et … 2 du Honduras. Les âges vont de 20 à 80 ans.

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Les principaux thèmes abordés sont le pic pétrolier et le réchauffement climatique, la psychologie du changement, comment susciter une vision positive, commet créer le groupe fondateur, faciliter les liens entre les gens, organiser un forum ouvert pour faire émerger les idées, comment TTT est organisée, qu’est-ce qui se passe ensuite. Alternant présentations théoriques mais vivantes et exercices pratiques, le stage est très intense. Il est animé avec compétence et chaleur par Naresh et Hal. Nous vivons réellement comment inspirer et libérer la créativité (la nôtre et celle des autres). Cela suscite quelques temps très forts d’émotion.La densité du stage ne permet hélas pas d’aborder toutes les questions que nous aurions aimé approfondir.
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L’ambiance du stage est très chaleureuse, le courant passe bien dans le groupe, le temps splendide, la nourriture de qualité et la bière y contribuent. Le dimanche soir, une soirée est organisée dans une communauté voisine par Sally, une amie de Jeremy, réunit les étrangers du groupes, les habitants de la communauté et des membres de TTT, que nous pouvons ainsi rencontrer. Malheureusement les Anglais, habitant pour la plupart la région et n’étant pas hébergés localement, ne peuvent rester avec nous. Dommage.

Le lundi 19, rencontre avec Ben Brangwyn, coordinateur du réseau nation des Transition Towns, et le groupe de France. Nous échangeons sur l’évolution du mouvement en France, évoquons les difficultés de coordonner les demandes alors que rien n’existe au niveau national. Nous nous étonnons de l’absence de la crise économique et des contraintes qu’elle fait peser sur la transition dans les exposés et publications du Transition Network. Ben s’intéresse à la transposition du concept des villes en transition dans le contexte français. Il nous confirme sa venir fin juin et nous évoquons une possible rencontre des transitionneurs dans le Trièves à cette occasion.
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Le siège de Transition Town Totnes et du Transition Network

Le séjour a été très positif et est arrivé au bon moment, celui où nous en avions besoin, avec un minimum de recul et d’expérience pour en tirer vraiment parti. Nous avons appris peu de neuf sur la théorie, mais acquis une expérience précieuse sur les outils de travail utilisés par TTT pour faire travailler ensemble des gens très différents dans un esprit coopératif et constructif. Il nous a confirmé que nous allons dans le bon sens et nous a donné envie d’aller plus loin. Toutefois, les réalisations impressionnantes de TTT ont fait surgir cette question : est-ce à un groupe de transition de piloter un maximum de choses, ou doit-il simplement les susciter ? Tout est affaire de contexte.Nous avons pu tisser des liens avec nos amis de Paris, ce qui sera précieux. Nous regrettons de ne pas être restés deux ou trois jours de plus pour prendre le temps de visiter des réalisations et rencontrer les porteurs de projets.


Vers un choc pétrolier en 2010

L’Agence Internationale de l’Energie s’inquiète de la remontée rapide de la demande mondiale de pétrole, alors que la production n’augmente pas.

La demande mondiale est tirée vers lehaut par la Chine (+20 %) et…l’Arabie Saoudite (+12 %), ainsi que par l’Inde et le Brésil, alors qu’elle stagne dans les pays développés.

Cela se traduit par l’augmentation actuelle des prix du pétrole et l’Agence craint un retour de la situation de 2008, étouffant la soi-disant reprise de l’économie.


Fiche 2 : Horaires de train Trièves-Grenoble

Pour vos déplacements, vous trouverez ci-dessous les fiches horaires de la ligne SNCF Grenoble-Gap. trois gares sont desservies dans notre secteur :

Monestier-de-Clermont, Clelles-Mens et Lus-la-Croix-Haute.

Fiche 2 : Horaires de train Trièves-Grenoble dans Fiches pratiques pdf grenoblegap.pdf

Grâce à l’action du Conseil régional Rhône-Alpes, il y a maintenant 9 allers-retours par jour sur Grenoble. Possiblité de transporter son vélo. Abonnements pour les trajets fréquents. Il y a également des garages à vélos dans les gares, où vous pourrez laisser votre vélo en sécurité pendant votre voyage.

A Grenoble, correspondances TGV, TER et corail vers toute la France. A Veynes ou Gap, correspondances vers Marseille, Briançon, Die et Valence.

Renseignements auprès de la SNCF.


Déplacements : découvrez le site Trievoies

Le site Trievoies est une action de l’Agenda 21 du Trièves, mise en place sous l’égide du SAT (Syndicat d’Aménagement du Trièves) pour vous aider à vous déplacer sans (trop) utiliser votre voiture.

En vous inscrivant, vous pourrez trouver des partenaires de covoiturage, mais aussi connaître les horaires de train et de car pour un trajet donné. Plus il y aura d’inscrits, plus le service sera efficace.

En période scolaire, les cars de ramassage sont ouvert aux habitants des villages et hameaux desservis.

Le lien vers le site : cliquer ici


Lancer une initiative : toucher le public

 

Un problème auquel sont rapidement confrontés les initiatives est de savoir comment toucher le public en dehors des convaincus.

A priori, dans une région rurale où tout le monde se connaît, comme le Trièves, cela devrait être assez facile. En réalité, la population se compose – pour faire simple – de deux grandes catégories : les ruraux anciennement établis et les nouveaux arrivants, souvent citadins et plus sensibilisés à l’écologie. Deux mondes aux habitudes, aux aspirations et aux cultures différentes qui se croisent sans toujours bien se connaître. L’enjeu est de parvenir à toucher le plus grand nombre de monde.

Pour cela, il n’y a pas de recettes miracles (cela se saurait). En gros, tous les moyens (de communication) sont bons, à condition d’être utilisés avec pertinence, en adaptant les contenus et la forme aux différents publics.

- médias locaux, blog, affiches : les médias locaux (journaux, radios, gratuits) sont souvent bien suivis. Bien cibler le message, utiliser un langage positif, concret, clair. Un blog mis à jour régulièremen (2 à 3 fois par semaine) est généralement bien lu.

- présence à des manifestations variées : vous pouvez créer vos propres manifestations, mais, bien souvent, elles attirent surtout les convaincus et c’est décevant comparé au travail effectué. Utiliser les manifestations des autre, et pas seulement les manifestations à caractère écologique, est un bon moyen d’aller à la rencontre de gens différents. De plus, elles permettent à votre partenaire organisateur de réaliser sa propre richesse et sa propre place dans la transition. Vous faites deux pierres d’un coup, et c’est moins épuisant. Nous avons choisi ce système pour le moment.

- contacter les « relais d’opinion », s’appuyer sur les associations et les élus actifs. Les relais d’opinions sont des personnes écoutées dans leur milieu social, professionnel ou dans leur quartier. Leur opinion influence celle des autres. Identifiez-les et contactez-les, notamment avant une réunion publique.
- frapper les imaginations, être créatif. Les longs disocursthéoriques ennuient et font fuir le public, vous risquez rapidement de passer pour un club d’intellos-écolo-pas rigolos à fuir séance tenante ! Nous avons renoncé à expliquer le pic pétrolier, nous nous contentons de le mentioner et de répondre ensuite aux questions du publics.Choisissez des images claires, parlantes, appuyez-vous sur des visuels dont votre discours sera le simple commentaire. Allez vite dans le concret, c’est ce qu’attendent la plupart des gens. Soyez inspirants.

- se mettre au niveau de préoccupation et de compréhension des publics et adapter les présentations

- recueillir les noms et coordonnées à chaque occasion, informer régulièrement vos contacts.


Lancer une initiative : premier pas

Schématiquement, lancer une initiative de transition peut se découper en trois phases :

  • préparation, à l’issue ou pendant laquelle se créer le groupe de départ ;
  • sensibilisation, à l’issue de laquelle le groupe de départ se dissout pour laisser place à un groupe de pilotage plus large et plus représentatif de la population ;
  • action.

À Trièves Après-Pétrole, nous en sommes à la fin de la préparation, aussi nous ne parlerons que de cette étape pour le moment.

Un peu d’histoire…
L’initiative Trièves Après-Pétrole a été relativement facile à démarrer : le Trièves est un territoire rural relativement petit, très dynamique, où il est facile de rencontrer les gens et les élus. Les initiatives écologiques et alternatives sont nombreuses, les élus sont sensibles à ces thèmes, les collectivités expérimentent, tout le monde se connaît dans ces réseaux et en dehors. Il n’a donc pas été complexe de rassembler un premier groupe de personnes prêtes à soutenir l’initiative.

Néanmoins, l’incrédulité à laquelle on se heurte quand on aborde le pic pétrolier, le choc que cela représente généralement pour les gens et l’ampleur du travail nous ont amené à procéder par étapes. Un principe nous guide depuis le début : ne pas s’adresser au public avant d’être prêts, c’est-à-dire ne pas précipiter les chose au risque de rencontrer un échec. De fait, nous avons réfléchi un an avant de lancer l’initiative en septembre 2008, et puis il a fallu réunir informations et outils pédagogiques en vue de la phase de sensibilisation du public, qui a débuté en avril 2009.

La première réunion n’a pas été très réussie : elle était essentiellement axée sur le pic pétrolier, alors que le public était plutôt venu pour parler de solutions et espérait en apprendre plus sur les initiatives de transition. Par ailleurs, ces débuts laborieux nous ont appris que la crise économique rendait la question énergétique peu audible. De plus, un topo essentiellement théorique ets rébarbatif, il faut du concret et du vécu. Nous avons décidé de suspendre la sensibilisation le temps d’y réfléchir.

En septembre, une conférence et un stand réussis au cours de la foire bio de Mens nous ont permis de rectifier le tir et nous ont encouragé à persévérer. Mais le besoin d’une formation auprès du Transition Network, en Grande-Bretagne, se fait sentir. La difficulté est de gérer plusieurs fronts à la fois (se former, former les autres, organiser conférences et écrire articles, gérer le blog, contacter les autres associations, etc.) et, pour cela, d’améliorer notre organisation. Et tant que l’initiative a peu de visibilité, il est difficile de recruter des bras. Éternelle histoire de la poule et de l’œuf…

En décembre, nous démarrons une série d’articles mensuels dans le journal associatif local, les Nouvelles du Pays, sur les aspects théoriques et pratiques de la transition.

… et quelques conseils

- Soyez sûr(e) de votre motivation : c’est un travail de longue haleine qui vous amènera à côtoyer beaucoup de gens, avec tous les hauts et les bas des relations humaines. Un goût pour la pédagogie, l’écoute des autres et les réalisations concrètes est crucial. Une approche purement intellectuelle risque de ne pas aller bien loin. Soyez prêt(e) à partager l’aventure avec des gens très différents de vous par leurs histoires, leurs sensibilités et leurs motivations.

- Choisissez une échelle d’action cohérente et à votre mesure (commune, terroir, canton, quartier) ; commencer trop grand risque de vous épuiser et de vous éloigner du terrain.
- Commencez par rencontrer les gens qui agissent et qui ont une expérience dans l’écologie, les alternatives, la décroissance, la sensibilisation du public, la démocratie participative, l’éducation populaire. Faites-leur connaissance et faites-vous connaître. Sachez ce qu’ils font. Bien souvent, vous comprendrez qu’ils représentent déjà un début de transition sans le savoir. Ce qui manque encore, c’est une prise de conscience et une convergence des efforts : c’est cela qu’apporte le concept de transition. Mais les réalisations concrètes e viendra pas toutes de votre groupe. Cette humilité nécessaire évitera bien des désillusions. Au contraire, elle vous mettra en condition de « valoriser » la richesse qui existe déjà autour de vous.

- La crédibilité est un facteur important : il est plus facile d’être écouté et de convaincre si l’on est reconnu ou si l’on représente une structure reconnue. À défaut de l’être vous-même, trouvez un ou des porte-parole en qui les gens peuvent avoir confiance. N’hésitez pas à aller chercher ailleurs des personnes compétentes.

- Informez-vous bien sur le pic pétrolier, le réchauffement, la crise écologique et les facteurs économiques, ainsi sur les différents concepts de la transition : vous aurez à vaincre l’incrédulité et à répondre à de nombreuses questions, soyez sûr(e) de vous. Il vaut mieux agir sur la base d’un bonne compréhension que sur une simple conviction.

- Quand vous sentez les choses mûres, entourez-vous de quelques personnes (au moins 3) aussi déterminées que vous à travailler sur le long terme. Soyez clair(e) sur les objectifs et l’engagement que l’initiative implique. Mettez-vous en relation avec des groupes existants pour bénéficier de leur expérience. Pour cela, inscrivez-vous et localisez votre initiative sur la carte du groupe Objectif Résilience, avec vos coordonnées et un court descriptif.

- Avant de vous adresser au public, mettez au point votre organisation et votre communication : de quoi allez-vous parler, comment, avec quels supports (films, diaporamas, schémas, jeux, etc.), par quels canaux (réunions, projections, articles dans les journaux, émissions de radio, etc.). Les différents publics (grands public, jeunesse, élus, entreprises) demandent des communications différentes. Prenez en compte l’aspect psychologique qui amène les gens à résister au changement, voire à accepter la réalité. Une formation de base en Angleterre (Training for Transition) peut être un bon coup de pouce.

- Plusieurs séances d’information, dans différents lieux et auprès de différents publics seront nécessaires avant que votre initiative commence à faire parler d’elle. Il est important de bien toucher un large public et pas seulement les convaincus. L’exemple étant le meilleur pédagogue (et contribue à votre crédibilité), commencez votre propre transition familiale et professionnelle. Vous pourrez ainsi témoigne personnellement.

- Armez-vous de confiance, d’ouverture et de compréhension, soyez apte à la remise en question (demandez-vous ce qui n’a pas fonctionné avant de considérer que les « autres » ne comprennent rien), n’ayez pas peur de remettre l’ouvrage sur le métier. Rappelez-vous que tout le monde est invité et que « les personnes qui viennent sont les bonnes personnes », comme le dit Rob Hopkins. Tous les points de vue sont valables, il ne s’agit pas de convaincre les autres d’une vérité, mais de créer une dynamique dans l’ensemble de la population.

- Ne démarrez pas trop grand, ne vous fixez pas trop d’objectifs : il est tenant de lister plein de choses formidables à faire rapidement. Le risque est d’être vite submergé de travail, tandis que les résultats se font attendre. Il en résulte du découragement, de la démotivation et l’aventure risque de connaître une fin prématurée. Nous avons révisé nos objectifs à la baisse après 8 mois de fonctionnement, et maintenant ça marche mieux.

- Expérimentez. Vous trouverez certainement des choses que nous n’avons pas trouvées.


Se déplacer en Trièves

Là où nous habitons, nous ne pouvons pas complètement nous passer de véhicule… comment faire quand l’essence sera devenue très chère ? Même ici, il est possible de réduire notre dépendance à la voiture et au pétrole. Voici quelques pistes…

Mais comment ? Bien sûr nous ne pouvons pas (et ne voulons pas !) cesser complètement de nous déplacer. Mais il est des déplacements dont on se passe volontiers. Pour moi, les courses dans une grande surface de la Mure ou de Grenoble étaient une corvée particulièrement pénible, dont je me suis débarrassée avec joie lorsque j’ai calculé que chaque déplacement à la Mure avec ma voiture me coûtait 10 euros (environ 25 centimes du kilomètre pour la 405 que j’avais à l’époque) et une heure de route, sans compter le temps nécessaire pour arpenter les allées du supermarché avec mon caddie ! Résultat, je fais désormais la presque totalité de mes courses sur place. Ca me prend moins de temps et financièrement je m’y retrouve, d’autant plus que, étant moins tentée par toutes sortes de produits, je fais finalement des économies… tout en favorisant le commerce local. Chacun, nous pouvons sûrement identifier quelques déplacements que nous pouvons réduire avec profit.

Moi qui vous parle, j’ai fait cette chose incroyable : j’ai renoncé à posséder une voiture il y a plus de 18 mois, et je ne me sens pas plus prisonnière pour autant. Cela a été possible parce que j’habite et travaille dans Mens, et parce que plusieurs personnes m’ont proposé d’utiliser leur véhicule en cas de besoin (car, comme vous, j’ai besoin de me déplacer en voiture régulièrement). Jusqu’à présent, je n’ai jamais dû renoncer à un déplacement pour cause d’indisponibilité de voiture. Nous nous sommes mis d’accord sur un prix au kilomètre que je paye soit chaque fois que je rends la voiture, soit à la fin du mois pour la voiture que j’utilise le plus régulièrement. L’avantage pour moi est que je n’ai pas à m’occuper de l’entretien d’une voiture dont je me servais très peu. Et je pense aussi que cela me coûte au final moins cher que quand j’avais ma propre voiture, puisque je me déplace moins et que cela revient à mutualiser certains coûts comme l’assurance. Les inconvénients sont la contrainte de passer quelques coups de fil avant chaque déplacement. Ce système ne convient pas aux déplacements de longue durée. Un autre problème est l’évaluation du malus en cas d’accident responsable.

Se déplacer autrement : les possibilités en Trièves

En voiture
Une autre façon courante de partager des voitures est le covoiturage. Le site internet Triévoies, créé par le SAT, est un outil performant pour organiser le covoiturage. On peut regretter qu’il ne soit pas plus utilisé, et nous vous encourageons à vous inscrire dessus : c’est simple et c’est gratuit.
Une autre variante est le stop « sécurisé », piste étudiée par nos voisins de la Matheysine avec l’association Drac Nature. Les autostoppeurs et les automobilistes sont inscrits dans un groupe d’autostop et se retrouvent dans des arrêts spécialement identifiés au bord des routes.
Site Triévoies

A pied
Le pédibus de Mens, créé à l’initiative de parents d’élèves, rassemble tous les jours une dizaine d’enfants sur le chemin des écoles primaire et maternelle. Accompagnés par un parent volontaire, ils se retrouvent en des points d’arrêts identifiés et sont en sécurité tout le long du trajet.

A vélo
Le vélo n’est pas réservé aux sportifs ou aux petites distances : avec le vélo électrique, même les côtes les plus raides se grimpent sans transpirer ! Ces vélos se rechargent partiellement dans la descente et permettent de parcourir 25 à 70 km sans trop d’effort Signalons Vel’Obiou, à Mens, qui loue des vélos électriques performants. On peut aussi en acheter auprès des établissements Ailloud-Perraud.
Site Vél’Obiou

En car
Outre les lignes du Conseil Général Mens-Clelles-Monestier-Grenoble, Tréminis-Clelles et Mens-La Mure, il existe la ligne Grenoble-Marseille gérée par la SCAL (arrêts à Clelles et Monestier).
En car scolaire : saviez-vous que le Conseil général permet à tout un chacun de les utiliser. Ils desservent les villages et les hameaux aux heures de ramassage scolaire, le matin et le soir.
Site Trans’isère ; site SCAL

En train
Plus de liaisons, des horaires plus réguliers, le confort en plus et la fatigue en moins. On peut même y mettre son vélo, avec garage à vélos dans les gares. Depuis le 13 décembre 2009, il y a 9 aller-retours entre Grenoble et Clelles et un aller-retour en car « sncf » pour les horaires extrêmes. En effet, un nouvel aller-retour a été mis en place à la demande de la Région RhôneAlpes pour combler un vide l’après-midi (départ de Grenoble à 15h13 ; dans l’autre sens, départ de Clelles à 16h44 et de Monestier à 16h59).De plus, le canton de Clelles est desservi par un taxi à la demande pour aller ou venir de la gare.
Site TER

Pour en savoir plus, vous trouverez sur notre blog les fiches horaires ainsi qu’une fiche pratique pour calculer le coût réel du kilomètre en voiture : cliquer ici.


Fiche 1 : calculer le prix kilométrique réel de votre véhicule

La fiche à télécharger vous permettra, à l’aide d’exemples concrets, de calculer le coût kilométrique réel de votre voiture. Cela vous donnera une base comparaison correcte avec les autres modes de déplacement. Nous vous la proposons en 2 formats :

Word
Fiche 1 : calculer le prix kilométrique réel de votre véhicule dans Fiches pratiques doc fiche1prikkm.doc

Excel
xls dans Fiches pratiques fiche1prixkm.xls

L’écocomparateur de la SNCF est un moyen simplifié de comparer différents modes de transport sur une même destination à moyenne ou longue distance (il n’inclut ni le vélo, ni le covoiturage).

Lien ici


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