Trièves en Transition


Activité et projets – Février 2010

 

A. Activité récente :

1) Rencontre avec Danielle Grunberg le 4 février

Voir le compte-rendu sur le blog.

2) Présentation des villes en transitions à Die

Quelques jours plus tôt, nous avons présenté les villes en transition devant une centaine de personnes à Die, dans le cadre des rencontres de l’écologie au quotidien. Nous y avons noué des contacts et eu la surprise de retrouver trois personnes du groupe de transition belge de Louvain-la-Neuve. Le lendemain, nous avons assisté à une présentation du projet de la Biovallée de la Drôme, un projet de développement qui va dans le sens de l’après-pétrole.2) Rencontre avec des élusLe samedi 6, une rencontre avec Robert Cuchet et Jean-Paul Mauberret du Syndicat d’Aménagement du Triève (SAT) a été l’occasion de leur présenter la problématique et l’urgence de l’après-pétrole, et de discuter avec eux des synergies entre notre initiative et l’Agenda 21 du Trièves, avec l’idée de relire celui-ci avec des « lunettes après-pétrole ». Notre demande de rencontre avec l’ensemble du conseil syndical du SAT a reçu un accueil favorable.

3) Rencontre avec des élus

Le samedi 6, une rencontre avec Robert Cuchet et Jean-Paul Mauberret du Syndicat d’Aménagement du Triève (SAT) a été l’occasion de leur présenter la problématique et l’urgence de l’après-pétrole, et de discuter avec eux des synergies entre notre initiative et l’Agenda 21 du Trièves, avec l’idée de relire celui-ci avec des « lunettes après-pétrole ». Notre demande de rencontre avec l’ensemble du conseil syndical du SAT a reçu un accueil favorable.

B. Activité à venir

- proposer une nouvelle rencontre aux associations sur comment nous pourrions travailler ensemble ;

- rencontre le vendredi 12 février avec une équipe du Crédit Mutuel Paris pour préparer notre intervention au cours d’un séminaire de formation de leurs cadres qu’ils organiseront en mai dans le Trièves.

- rencontre avec la direction de Terre vivante en mars pour parler transition et entreprise.

- intervention (sous réserve) à L’Argentière, près de Briançon, pour présenter les villes en transition le 26 mars.

- prépararation de la réunion Agenda 21 du 2 avril à Mens : il s’agit de travailler sur quelques actions de l’Agenda dans une perspective transition pour les présenter au cours de la réunion.

- voyage à Totnes, en Angleterre, les 17 et 18 avril pour participer à une formation sur la transition ; nous devrions être accompagnés par une équipe de Canal+ qui souhaite réaliser un reportage sur le sujet. Participants : Jeremy Light, François Bartsch, Pierre Bertrand.

- nous aimerions lancer un groupe de travail sur les monnaies locales ; ceux que le thème intéresse peuvent contacter François Bartsch : 04 92 49 94 02.

- pour juin, la préparation du Festival Solaire se poursuit, il sera basé sur des ateliers de construction de cuiseurs et autres montages solaires. Contact : Jeremy Light, 04 76 34 85 52.

- fin juin, réception d’une délégation du réseau britannique de transition fin juin, dont nous voudrions faire un événément fort.

 

C. Un grand projet

Nous voudrions aussi vous proposer un séminaire sur le thème « imaginer l’avenir » (thème provisoire) au cours d’une journée ou d’un week-end, peut-être à la fin de l’été. Nous essaierions de faire venir un intervenant extérieur (peut-être d’Angleterre) et nous inviterions des personnes ou groupes extérieurs à la région et motivés par la transition.

Nous vous proposons de vous associer à la préparation de ces événements, il suffit de nous contacter. Plus généralement, nous avons besoin de forces pour mettre tout cela en œuvre.

 

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Une rencontre chaleureuse avec Danielle Grunberg

 

La recontre du jeudi 4 avec Danielle Grunberg, du groupe de transition d’Hawick en Écosse, a réuni une vingtaine de personnes à Mens (la concurrence involontaire d’un débat public sur le schéma de cohérence territoriale a certainement obligé de nombreuses personnes à un choix cornélien).

Danielle arrivait d’un périple qui l’avait menée à Strasbourg, Mulhouse, Fontainebleau et Paris à la rencontre des transitionnistes locaux. Après avoir pris connaissance pendant la journée de ce qui se fait dans le Trièves en termes d’écologie et de transition, Danielle nous a présenté ce qui se passe dans son groupe et dans les villes en transition qu’elle connaît en Grande-Bretagne, notamment à Totnes où tout a démarré. Elle nous a ainsi parlé de cette ville-pionnière où un verger de noix et des jardins partagés ont été créés sur des espaces publics avec l’accord de la municipalité, où le groupe local a recensé les ressources alimentaires de la région, a lancé des sessions de formation en vue de la réappropriation de savoir-faire oubliés, et a surtout lancé une monnaie locale en partenariat avec les commerçants locaux et la municipalité.

Danielle a su nous transmettre son enthousiasme et son énergie, ce qui est peut-être le plus important, et rendre visible tout le bouillonnement extraordinaire du mouvement de transition en Grande-Bretagne. Merci Danielle pour ce que nous avons partagé ensemble pendant ces deux jours.

À noter pendant la rencontre la présence de Jean Rouveyrol de l’association Colibri (issue du mouvement Terre et Humanisme de Pierre Rhabi), qui s’intéresse de près au mouvement de transition.


Nouvelle décennie : Faut-il avoir peur du changement ?

 

Le changement fait souvent peur, et les changements profonds qui s’annoncent d’ici la fin de la décennie peuvent représenter pour beaucoup d’entre nous une mauvaise nouvelle que nous refusons d’admettre.

Pourquoi avons-nous peur du changement ?
Il y a d’abord les raisons objectives : un changement majeur comme celui de l’après-pétrole fait peser des menaces sur l’économie et la stabilité mondiale, et nous nous inquiétons à juste titre des répercussions sur notre vie. Il y a aussi la peur de l’inconnu, la perdre de qu’on a, et surtout la peur de devoir changer d’habitudes. Nous avons des habitudes de confort, de liberté de mouvement et de consommation, et le changement nous apparaît souvent comme une régression. L’après-pétrole sera une période de doutes et de risques et nous n’avons pas envie d’en entendre parler.
Un monde moins plaisant ?
Pourtant, un monde avec moins d’énergie ne sera pas forcément un monde moins plaisant. Nous avons tous conscience que l’hyperproductivité de notre économie et l’hyperconsommation qui l’accompagne engendrent de graves destructions écologiques, elles se traduisent aussi par un accroissement des inégalité, du stress au travail et, paradoxalement, par une perte de nos protection sociales et de nos solidarités. Les relations humaines sont toujours plus conflictuelles et moins satisfaisantes. Avec l’après-pétrole, nous avons l’occasion de rompre avec cette logique suicidaire et d’inventer de nouveaux modes de vie et de production, de recréer des relations humaines plus intenses et même plus d’emplois.

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Un monde qui bouge : demain est parmi nous
Partout dans le monde et aussi dans le Trièves existent des nouvelles technologies et des initiatives qui préfigurent le monde de demain : énergies renouvelables et efficacité énergétique pour en finir avec les gaspillages ; banques solidaires, microcrédit, systèmes d’échanges non monétaires et monnaies locales de complément pour remettre l’économie au services des hommes et de leurs besoins réels ; systèmes agricoles innovants produisant dans le respect de la terre et des paysans ; filières économiques et énergétiques courtes valorisant les ressources et l’emploi local, etc.
Comment beaucoup de parents, il m’arrive souvent de craindre pour mes enfants quand je pense à l’avenir. Mais je me dis aussi que je me trompe peut-être, qu’au contraire ils vont avoir la chance de vivre une époque exaltante, d’avoir un monde nouveau à créer, plus vivable et plus satisfaisant.

Rêver un nouvel avenir

Nous avons les ressources, les compétences, l’ingéniosité et la créativité. Il reste à les libérer de notre peur de changer. Parce que l’après-pétrole peut devenir l’occasion de nous rapproprié notre avenir, actuellement confisqué par les logiques financières, le changement peut devenir enthousiasmant.
C’est à partager une vision optimiste de l’avenir que nos voulons vous convier, une vision dans laquelle nous avons confiance en nous-mêmes et dans le monde que nous sommes capables de créer ensemble. À condition d’accepter le changement, de croire en nous et de nous y préparer DES MAINTENANT.
N’hésitez pas à nous contacter et à nous rejoindre.

 

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Où en est Trièves Après-Pétrole ?

Depuis l’automne, beaucoup de choses ont avancé, d’autres doivent être reportées à plus tard faute de moyens. État d’avancement du programme d’action (pour rappel : nous sommes toujours en phase de démarrage, axée sur la sensibilisation du public)
- Fête solaire : Plusieurs personnes sont désireuses de s’associer à son organisation. La date reste à fixer.

- Relations publiques : Claude Fournier de Terre vivante est intéressée pour travailler sur le thème de l’après-pétrole dans l’entreprise. Des rendez-vous vont bientôt être pris avec les élus du SAT en charge du développement durable.

- Blog : il a déjà bien évolué, nous voulons l’ouvrir aux associations, personnes et collectivités ayant des actions à faire connaître. Nous les solliciterons.

- Le projet pédagogique pour les scolaires sur le thème « la vie après le pétrole » avance bien.

- Articles mensuels : celui de février sera sur le thème « la peur du changement ». Par la suite, nous voulons présenter des articles sur des actions concrètes en partenariat avec les associations ou personnes actives sur le thème concerné. Cela montrera que la transition est quelque chose de concret et que ces associations ou personnes y travaillent déjà. Pour cela, il faut s’y prendre 2 mois à l’avance.

- Pierre Bertrand présentera les initiatives de transition au cours du festival de l’écologie au quotidien de Die le vendredi 20 février à 17h30.

- Le 19 janvier (mardi prochain), il sera à Grenoble pour un séminaire sur le thème de la ville post-carbone organisé par l’AURG, avec méthodes de travail par jeux.

- Le 4 février, Danielle Grunberg du mouvement de transition britannique sera dans le Trièves pour témoigner des initiatives de transition en Grande-Bretagne.

- Les 17 et 18 avril, Jeremy Light et Pierre Bertrand seront à Totnes, en Angleterre, pour un week-end de formation aux initiatives de transition. À cette occasion, ils pourraient être accompagnés par une équipe de Canal+ qui veut faire un reportage sur les villes en transition.

- En juin, nous pourrions recevoir une délégation du mouvement britannique, qui fait un voyage en France et souhaitent visiter les groupes locaux. Ce pourrait être l’occasion d’un événement public.


Une nouvelle décennie

 

2010 est là, nous fêtons le début d’une nouvelle décennie. Une décennie pas comme les autres. Car ce sera la décennie pendant laquelle la production de pétrole devrait commencer à diminuer, sans que rien ne soit prêt à brève échéance pour le remplacer rapidement à un coût supportable pour l’économie. 95 % des transports dépendent du pétrole, ainsi que la totalité de notre production alimentaire.

D’après de nombreux experts pétroliers, nous pourrions vivre en 2025 avec environ deux fois moins de pétrole qu’aujourd’hui. Pouvons-nous imaginer une vie avec deux fois moins de pétrole ? Moins d’énergie bon marché pour se déplacer, pour produire nos aliments, produire tous les biens de consommations et les services auxquels nous sommes habitués. C’est un changement profond de nos vies quotidiennes et de nos métiers qui nous attend. Quelle que soit la forme que prendra ce changement, nous savons que tout sera plus cher. Tous les aspects de notre vie seront concernés.

Aussi loin que remontent nos souvenirs, nous avons toujours vécu avec toujours PLUS, grâce au pétrole bon marché. Notre système économique est programmé pour fonctionner avec PLUS, pas pour faire avec MOINS. Aujourd’hui, nous constatons les dégâts écologiques et sociaux de ce toujours plus, nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir que la consommation ne fait pas forcément notre bonheur, mais qu’elle détruit les relations humaines sans nous donner de boussoles pour construire nos vies.

C’est pourquoi nous pensons que cette décennie apportera aussi la possibilité de rompre avec cette logique destructrice et insatisfaisante sur le plan personnel. Les changements à venir peuvent nous faire peur et nous angoisser, mais ils peuvent être aussi l’occasion de construire une vie plus conviviale, plus riches en relations humaines, moins axées sur l’accumulation matérielle (nous n’en aurons plus les moyens), mais propice l’épanouissement de tous. À condition de s’en saisir dès MAINTENANT.

Des opportunités d’innovation surgiront, de nouveaux métiers apparaîtront, notamment dans le recyclage, la réparation, l’agriculture et la production d’énergie renouvelable. Des ressources locales retrouveront un intérêt économique, le compost et autres engrais organiques remplaceront peu à peu engrais et pesticides, fabriqués à partir de pétrole et de gaz. Se requalifier, apprendre de nouvelles compétences deviendra important pour beaucoup d’entre nous.

D’ores et déjà, de nombreuses initiatives associatives, individuelles ou communales existent dans le Trièves qui préparent ce monde de demain (voir encadré). À nous d’en prendre conscience, de savoir les partager et les amplifier pour faire du Trièves un endroit qui soit toujours aussi agréable à vivre.

Une grande aventure nous attend dans les années qui viennent. L’avenir est incertain et lourd d’interrogations. Il peut être aussi plein de promesses si nous nous préparons dès MAINTENANT. C’est ce que propose Trièves Après-Pétrole.

Bonne décennie à tous,

Beaucoup de choses se font déjà en Trièves qui nous aideront dans l’ère de l’après-pétrole : Agenda 21 local, recréation de filières courtes pour les produits agricoles, développement de l’agriculture biologique, relance d’une filière forêt et d’une filière chanvre, construction d’écoquartiers comme à Miribel-Lanchâtre, promotion d’autres modes de déplacements avec Trié’voies, du recyclage de nos déchets organiques avec Trièves Compostage, de l’utilisation des énergies renouvelables avec les chaufferies collectives au bois, promotion de la construction écologique avec Pour Bâtir Autrement, de la solidarité avec le Système d’Échange Local et le Collectif d’Entraide, des jardins partagés et des échanges de savoir avec les Pouces Vertes, réflexion sur l’écotourisme, épuration écologique à Mens, réflexion sur l’adaptation des plans d’urbanisme aux énergies nouvelles, etc. Des professionnels locaux travaillent déjà avec les matériaux écologiques et se sont former pour installer des panneaux solaires, construire des maisons à ossature en boit, etc. 47 installations agricoles, la plupart de petite taille, ont vu le jour en 2009.
Le Trièves est riche d’innovations, de compétences et de réalisations qui peuvent l’aider à passer le cap de l’après-pétrole. Il ne tient qu’à nous de prendre conscience de cette richesse et d’amplifier cette dynamique, car c’est dans la présente décennie qu’il faut engager la transition.


Présentation des initiatives de transition pour les associations


Trièves Après-Pétrole organise une soirée de présentation sur la démarche de transition que nous proposons au Trièves et à ses habitants dans le but de nous préparer collectivement à la crise énergétique qui approche :

Les initiatives de transition
pourquoi faire ?
comment travailler ensemble ?

 

Le jeudi 10 décembre à 20h30, à la salle des fêtes de Roissard

La soirée est destinée aux associations écologiques et d’entraide du Trièves, ainsi qu’aux sympathisants de Trièves Après-Pétrole, mais toute personne ou autre groupe intéressé est bienvenu.

Déroulement

Un diaporama sera projeté expliquant les fondements de la démarche et donnant quelques pistes de solutions applicables au niveau local.
Il sera suivi d’une discussion visant à explorer comment nos associations et groupes (voir liste en bas de message) peuvent collaborer dans la perspective de l’après-pétrole.

C’est une soirée importante et nous espérons que vous pourrez être des nôtres. Merci de nous répondre pour nous indiquer si vous serez présent ou non.

 

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Associations et groupes invités :

Vivre en Trièves
Trièves Compostage
Pour Bâtir Autrement
SEL du Trièves
Collectif d’Entraide du Trièves
Les Pouces Vertes
Le Biau Panier
Association pour la ligne Grenoble-Veynes
Les Pieds dans l’Ebron
Agenda 21 – Trié’voies
Entre Drac et Ebron
Drac Nature
ADELE
Maison du Parc et du Mont-Aiguille


Bilan de 1 an de Trièves Après-Pétrole

 

Deux bilans intéressants sur les Transition Tows en Grande-Bretagne ont été mis en ligne sur le blog de Rob Hopkins (voir fichiers en bas d’article) : l’un est un point sur la situation d’environ 90 groupes (où en sont-ils, quels sont leurs atouts, leurs priorités, leur fonctionnement, leurs difficultés), l’autre un portrait de 50 membres de Transition Norwich (qui sont-ils, pourquoi sont-ils venus, qu’est-ce qui les motive, comment sont-ils venus).

C’est aussi l’occasion de faire un bilan de 1 an de Trièves Après-Pétrole, en espérant qu’il pourra être utile à d’autres.

Le premier document, Green Shoots of Sustainability, nous apprend que nous sommes à peu près dans la moyenne : après 1 ans, la moitié des groupes étudiés se sont organisés et ont appris à travailler ensemble, se sont fixé des objectifs, se sont familiarisés aux notions théoriques et pédagogiques et ont commencé à créer des liens avec les associations locales et à sensibiliser le public. C’est là que nous en sommes aussi.
Bilan de 1 an de Trièves Après-Pétrole dans Actualites de Trieves Apres-Petrole pdf greenshootsofsustainability.pdf

Avec pour nous une difficulté supplémentaire : en tant que premier groupe francophone, il nous a fallu traduire, adapter ou créer les outils de travail (textes et diaporamas), créer le blog et maintenant participer au site francocophone des Villes en transition : un gros travail préliminaire, qui n’est pas fini (un diaporama est en cours de finition). Nous commençons à être sollicités par des personnes ou des groupes de toute la France souhaitant se lancer, demandant des conseils ou des conférences : comment répondre tout en restant concentrés sur le travail local, qui est la priorité ?

Nous avons organisé ou participé à 3 interventions publiques locales, plus une intervention devant la commission aménagement durable du territoire de la commune de Mens, en présence du maire et de ses adjoints, et un stand à la foire bio de Mens. Comme la plupart des TT anglaises, nous constatons que les présentations isolées attirent peu de monde, celles qui ont lieu dans le cadre d’un événement plus large rencontrent plus de succès. Une autre difficulté est venue du caractère trop théorique des premières présentations : parler tout de suite de solutions est indispensable.
Comme la plupart des TT anglaises, nous constatons la difficulté d’entretenir la dynamique et la motivation, surtout dans cette première phase incontournable, mais encore peu concrète : nous avons vu des personnes cesser de venir à cause de ce manque de concret. Nous-mêmes, le « noyau dur », avons eu un passage à vide de mai à septembre 2009. Nous allons commencer à y remédier en cette deuxième année (voir notre programme d’action). L’enjeu est de parvenir à dépasser le cercle étroit des convaincus et des écolos, enjeu bien identifié dans l’autre rapport britannique, The 2009 Membership Survey :

pdf dans Documents telechargeables transitionnorwich2009surveyreport.pdf


Nous avons commencé à nouer relations avec les association locales, que nous connaissons déjà bien, ce qui va se concrétiser bientôt par la réunion du 10 décembre prochain. Des premiers contacts ont aussi été pris avec des élus et chefs d’entreprises, mais aussi avec des membres du groupe francophone de discussion Objectif Résilience, dans le cadre d’une conférence sur la transition pendant le récent salon Bâtir Écologique, à Paris.

Enfin, en janvier, des conférences à l’extérieur sont prévues dans les territoires voisins de la Matheysine (Isère) et du Diois (Drôme), dans le cadre des 8èmes rencontres de l’écologie au quotidien. Enfin, deux d’entre nous participeront à une formation sur le pilotage d’une initiative de transition en Grande-Bretagne, en avril 2010.

Après une année, l’intérêt pour le climat et l’énergie reviennent dans le public, on sent un frémissement localement et ailleurs, et nous avons bon espoir de donner une ampleur et une dynamique nouvelles à notre initiative. Pour l’aider à avancer, notamment dans des réalisations concrètes, n’hésitez pas à nous contacter :

 

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Notre programme d’actions 2009-2010

 

Trièves Après Pétrole vous présente son programme d’action pour l’année qui vient. Si vous souhaiter participer à l’une de ces actions ou être tenu(e) informé(e), remplissez le formulaire contacte en bas de page (les coups de main ponctuels ou réguliers seront bienvenus !).

Nos objectifs :

- informer le grand public

- rassembler davantage les « sympathisants » et voir comment on peut travailler avec eux

- aller davantage vers du « pratique »

I. Sensibilisation – communication

actualisation du blog pour mieux présenter le modèle de transition et les solutions concrètes

articles mensuels dans les Nouvelles du Pays pour présenter des actions collectives et individuelles, avec 3 approches :

  1. comment se préparer (la cave de Pierre, les déplacements de Nathalie, la cuisine solaire de Jeremy, la réparation…),
  2. les actions déjà proposées dans le Trièves par les associations (les circuits courts avec le Biau Panier, le compostage avec Trièves compostage, le bâtiment avec Pour bâtir autrement, le jardinage solidaire avec Les Pousses vertes…),
  3. articles de fond (les monnaies locales, le devenir de l’agriculture, la relocalisation…)

Ces articles répondront au cahier des charges suivant : montrer que c’est normal de changer, et qu’on ne va pas vers un retour en arrière, mais vers du progrès (montrer les bienfaits des changements, notamment au niveau social), montrer en quoi ce qu’on fait aujourd’hui prépare demain ; mettre un encadré avec un témoignage si possible ; si possible mettre un dessin humoristique pour illustrer l’article ; pour les articles qui s’y prêtent, annoncer la visite sur le même thème ; annoncer le thème de l’article suivant ; annoncer la parution de la fiche-pratique (le cas échéant) de l’article précédent.

conférences

  1. répondre à des demandes de conférences sur le pic et sur la transition (ex : celle de Drac Nature en octobre)
  2. proposer des conférences aux associations du Trièves qui organisent des manifestations quand le thème ou le public s’y prête
  3. organiser une ou des réunions publiques (où on permet aux gens de réagir) en faisant venir des intervenants extérieurs – sur les solutions

rédaction et diffusion de fiches pratiques
(ex : préparer sa cave) qui peuvent être faites en relation avec les visites de réalisations (voir plus bas). Ces fiches seront publiées sur le blog, peut-être en exemplaires papier

projet avec les écoles de l’EMALA
proposer le thème « Et si…on devait se passer de pétrole ? » pour un travail sur la créativité et l’imagination avec les enfants des écoles du Trièves

II. Événements Trièves Après-Pétrole

Festival solaire
en partenariat avec d’autres associations

objectifs : attirer un public par le côté pratique, montrer ce qu’on peut faire soi-même avec le soleil ex. d’activités possibles : atelier de fabrication de cuiseurs solaires, sur les séchoirs de fruits et légumes, exposition sur l’eau chaude solaire… repas solaire ensemble

Stand à la Foire du 1er mai (10 000 visiteurs tous publics)

objectifs : toucher un public très large et plus populaire – attention à donner une image de modernisme et d’humouridées : afficher les prix en euros et en monnaie locale (noix ? autre ?), exposer des tondeuses électriques solaires, vendre des jerricanes d’urine bio ou qualité supérieure, à x € le litre + consigne pour le jerricane, vendre des cuiseurs solaires, vendre un journal du Trièves en 2030 drôle, afficher des photos ou graphiques sur le pic, le prix des énergies ou autres…

Visites du Trièves après pétrole
À la suite de certains articles mensuels dans les Nouvelles du Pays, proposer des visites chez des habitants qui ont franchi le pas : montrer que c’est faisable
ex de thèmes : caves, toits solaires, compost, producteurs locaux…
soit sous forme des visites régulières, soit sous forme d’une journée sur le thème : le Trièves en 2030

Proposer l’après-pétrole comme thème de la prochaine foire bio (6 000 visiteurs)
conférences, visites, ateliers, films… sur axés sur le thème

III. Travail de fond : « poser les fondations »

contacter les associations

inviter prochainement les associations, groupes et individus travaillant sur l’écologie et le développement durable pour leur présenter le concept de transition et voir comment on pourrait travailler ensemble : jeudi 10 décembre. L’idée est que nous puissions nous appuyer sur leurs réalisations et le sinviter à participer à nos propres événements.

rencontrer les socioprofessionnels

sur le principe des « relais d’opinion » (personnes influentes dans leur milieu social ou profesionnel)

rencontrer des élu

commencer par les plus sensibles et leur proposer d’intervenir devant leurs conseil municipaux ou communautaires

accentuer la veille sur l’actualité des actions concrètes de transition (les côtés « pratiques »), améliorer notre connaissance du projet de Biovallée de la Drôme

approfondir nos connaissances sur les monnaies locales

voyage de formation en Angleterre au près du Transition Network au printemps 2010

Pour en savoir plus ou participer, contactez-nous!

 

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Se préparer : Refaire sa cave

 

À partir de ce mois de novembre, Trièves Après-Pétrole vous propose une série d’articles mensuels sur comment se préparer à la fin du pétrole bon marché. Ces articles paraissent parallèlement dans les Nouvelles du Pays, le journal associatif d’informations locales.

 

Refaire sa cave

La cave, c’est la base de la maison, le fondement sur lequel l’édifice tient debout. C’est là que se trouvent les fondations et c’est aussi un lieu important pour la vie du foyer. C’est généralement là qu’on stocke le combustible (bois ou fioul), les conserves et les confitures, là qu’on se réfugie pour bricoler et qu’on installe la machine à laver. C’est aussi là qu’on dépose ce qui ne sert plus et qui resservira peut-être un jour.

Pour préparer la famille au monde de demain, un monde où l’énergie sera de plus en plus chère en raison de la diminution prochaine de la production pétrolière (d’ici à 2020 et probablement avant 2015, d’après les professionnels du pétrole), j’ai décidé de refaire notre cave et de la remettre en ordre.

A priori, face aux problèmes économiques et sociaux que risque de provoquer un tel événement, s’enfermer la cave pour refaire le sol, les murs, y aménager des rangements et un atelier peut paraître futile. Pourquoi ne pas installer des panneaux solaires ? Pourquoi ne pas acheter une voiture électrique ? En fait, j’ai simplement décidé de commencer par la base. Par la cave, donc. Refaire un jardin ou reprendre des ruches, comme j’en ai l’envie depuis quelque temps, ne serait pas judicieux tant que je ne dispose pas de cet espace. La cave se composera de deux pièces, l’une destinée au stockage de matériel et des granulés de bois de chauffage, ainsi qu’à la conservation des aliments ; l’autre aménagée avec un point d’eau et un établi pour servir à la fois d’atelier, de cuisine à conserves et de buanderie. Elle comprendra également un garage à vélos. Le sol en terre battue a été simplement couvert de gravier pour permettre au sol de respirer et de conserver à la cave ses qualités de conservation. Bien sûr, nous prévoyons aussi de faire poser des panneaux solaires, de diminuer notre consommation d’énergie et de partager une voiture avec d’autres familles. Mais plus tard. D’abord la cave.

Car je suis persuadé que la stagnation de la production pétrolière depuis 2004, au moment où la Chine et l’Inde augmentent leur demande de 10 à 15 % par an, n’aura pas que des conséquences sur la hausse des prix. Il ne suffira pas non plus de changer de technologie : nous ne produirons jamais assez d’électricité pour faire rouler toutes les voitures ou pour fabriquer assez d’hydrogène pour tous les moteurs. Cela signifie que nos modes de vie aussi devront s’adapter : pourrons-nous toujours vivre loin de nos lieux de travail ? commander par correspondance des produits à bas prix venant de l’autre bout du monde ? maintenir les rendements agricoles, obtenus grâce aux énergies fossiles (engrais et pesticides compris) ? chauffées de grandes maisons mal isolées et mal orientées ?

J’ignore jusqu’où iront ces changements et jusqu’où il faudra s’adapter, mais je sais que nous devrons nous habituer à vivre avec nettement moins d’énergie dans relativement peu d’années. C’est en anticipant ce moment e en nous y préparant dès maintenant que cette transition se déroulement le plus facilement.D’où la cave. Non que nous comptions vivre en autarcie et nous adapter seuls dans notre coin, ce qui serait illusoire. Mais au moins la base sera prête et les fondations posées à l’échelle familiale. Et comme la réussite de la transition ne pourra être que collective, j’ai déjà proposé à des amis de partager notre cave.


Des exemples d’actions à mettre en place

Le concept de transition propose une démarche et des outils pour rassembler les gens et pour avancer ensemble vers un but. Mais, concrètement, quelles actions peuvent être entreprise pour faciliter la transition ? Nous nous concentrerons ici sur les actions collectives.

Une chose est certaine : rien ne réussira sans l’implication active des acteurs économiques (agriculteurs et entreprises, voir plus bas) et, bien sûr, des collectivités locales et des services de l’état (voir plus bas) et des agences bancaires.

Créer une monnaie locale

Les actions individuelles sont importantes, mais aucune transition ne peut réussir si le secteur économique n’est pas impliqué. Une réponse économique est indispensable à la résilience, qui ne peut reposer que sur du jardinage individuel, par exemple.

Selon Bernard Lietaer, professeur financier et un des concepteurs de l’euro, les monnaies locales offrent un outil puissant de préservation de la richesse locale, notamment en la mettant relativement à l’abri des soubresauts de l’économie et de la finance mondiales, et en encourageant les échanges entre acteurs économiques locaux. Elles vont plus loin que les systèmes d’échanges locaux (SEL), qui ne touchent pas le secteur économique. Elles ne se substituent pas à la monnaie officielle, qui reste indispensable, mais elles la complètent.

De plus, elles permettent de mobiliser plus facilement des compétences qui intéressent peut l’économie dominante. En premier lieu, elles peuvent déjà apporter une réponse locale à la crise économique actuelle.

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La livre de Totnes, lancée par le premier groupe de transition au monde à Totnes, dans le sud-ouest de l’Angleterre
Les monnaies locales cohabitent avec la monnaie légale, qu’elles complètent mais ne remplacent pas. 64 systèmes de monnaie locale ont déjà vu le jour ou sont en projet en Allemagne, deux en Angleterre.

En Suisse, le système du WIR existe depuis 1934 et il représente pour 1700 millions d’euros d’échanges pour l’année 2007. 20 à 30 % des petites et moyennes entreprises du pays l’utilisent et l’on a constaté que son emploi augmente en période de ralentissement économique, permettant à ces entreprises de mieux supporter la conjoncture défavorable.

Aux États-Unis, les Berkshares circulent depuis 2006 dans le Vermont, un état proche de Boston : plus de 1 millions de billets sont en circulation. Tous ces projets ont le soutien des autorités et des banques locales, et bien sûr des entreprises et des commerces participants.

En Rhône-Alpes, un système assimilé à une monnaie régionale est officiellement expérimenté à Grenoble, Lyon et dans le val de Drôme, ainsi que dans d’autres régions françaises : le SOL (pour solidaire). Il n’existe pas de billets.
Multiplier et amplifier les circuits courts

Un circuit court est un circuit de vente qui fonctionne avec le moins d’intermédiaires possibles, sur une base régionale ou locale. Un circuit court peut relier des individus (producteurs et consommateurs), des entreprises et des commerces, des collectivités et des entreprises, etc. Lorsque l’ensemble d’une filière fonctionne en partie ou totalement ainsi, on parle de filière courtes.

Leur intérêt est de relier entre eux les acteurs économiques locaux et de conserver une partie de la richesse et des emplois du territoire à l’intérieur de celui-ci, de valoriser ses ressources et son potentiel humain.
exemples de circuits ou filières courtes :

Les AMAP, réunissant un producteur agricole et des consommateurs abonnés. En Trièves, le Biau Panier fonctionne avec plusieurs produteurs bios. Le groupement Céréales du Trièves écoule une partie de sa production localement.

La filière bois a un fort potentiel de fournir énergie et bois d’œuvre à proximité. La forêt française est actuellement sous-utilisée en raison de la concurrence des bois scandinaves, sibériens et canadiens, plus faciles à exploiter. Le fort développement du chauffage au bois ces dernières années et l’occasion de relancer des filières courtes.

De telles initiatives, encore modestes, sont à amplifier.

Se déplacer autrement

Partager une voiture à plusieurs familles ou en association : c’est l’autopartage.

Circuler à plusieurs dans une même voiture sur unmême trajet : c’est le covoiturage (voir le site Triév’oies).

Utiliser et améliorer les transports en commun (plus difficile à la campagne).

Développer les parkings à vélo (villes ou gros bourgs).

Regrouper ses déplacements, éviter les déplacements inutiles.

Recycler et échanger

Le déchet de l’un est la matière première de l’autre. Le recyclage s’est beaucoup développé ces dernières années, mais il est encore lié à de transports à longue distance. L’idéal est de recycler ou de réutiliser sur place ou à proximité, y compris certains matériaux de construction (plus facile avec les matériaux écologiques). Une centrale d’échange, où les particuliers déposent leurs objets et que d’autres peuvent récupérer, est une excellente alternative à la mise en décharge ou au transport lointain pour recyclage. Une telle centrale fait partie des projets de Trièves Après-Pétrole.

Développer le compostage, comme le fait Trièves Compostage, sera essentiel pour contrebalancer le renchérissement et la moindre disponibilité des engrais et des pesticides. La préservation de la production alimentaire est un des enjeux majeurs de la transition. Former les particulier au compostage de jardin, développer les composts collectifs, encourager l’utilisation du compost par les agriculteurs.
Produire l’énergie

Moins dépendre du pétrole, mais aussi de réseaux électriques à longue distance qui sont fragiles et représentent une forte déperdition d’énergie, c’est aussi un moyen de valoriser les ressources locales et de créer des emplois sur place :

  • bois de chauffage ;
  • énergie de la biomasse, dont agrocarburants (pour les machines agricoles uniquement) et méthanisation ;
  • solaire passif, solaire photovoltaïque et éolien selon possibilités.

Pour les agriculteurs

  • Diversifier la production ;
  • Privilégier les circuits courts ;
  • Protéger sa trésorerie et se désendetter ;
  • Diviser les exploitations et favoriser l’installation de jeunes et de nouveaux venus ;
  • Diminuer les intrants ;
  • Choisir des cultivars appropriés au climat et plus résistants aux maladies, même si le rendement est inférieur.

Pour les entreprises

  • Réorganiser ses approvisionnements et ses stocks ;
  • Surveiller ses consommations énergétiques, remplacer les systèmes énergétiques ;
  • Rationaliser ses déplacements
  • Trouver des fournisseurs et des marchés plus proches ;
    Privilégier les circuits courts ;
    Revoir sa production en fonction des besoins locaux (ou un peu plus larges) ;
  • Protéger sa trésorerie, se désendetter ;
  • Participer activement au système de monnaie locale ;
  • Echanger et recycler ensemble (le déchet de l’un est le matériau de l’autre), se regrouper.

(Merci aux entrepreneurs et exploitants agricoles qui pourront nous aider à compléter la liste).

Pour les collectivités et services de l’état

  • Soutenir les initiatives des habitants et des acteurs économiques ;
  • Se préparer à gérer l’urgence ;
  • Œuvrer au renforcement des transports en commun.

 


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